Lyon républicain (1916 )
Bien hair le boche est le commencement de la sagesse...
Cet hebdomadaire serait le supplément du Lyon Républicain, ce qui peut expliquer l'absence de date de publication.Les exemplaires non datés dont je dispose portent la précision suivante:" provisoirement en raison de l'augmentation actuelle des matières premières :10c pour 12 pages dont 6 en couleurs", en l'occurrence la une, la dernière de couverture et la double page centrale

Pas de date de publication donc, mais le contenu permet de situer la parution dans les derniers mois de 1916, comme l'indiquent le dessin de E.Muller en dernière de couverture du n° 112 ou les cadeaux de Noel du Kronprinz en couverture du n°111 et ses références à Verdun .

 

Dans le cadre de " l'histoire anecdotique de la guerre européenne" la double page centrale propose des scènes de combat spectaculaires, oeuvres d'imagination apparemment non signées. Ci-contre, extrait du n° 99 , le sacrifice du maréchal de logis DE TERLINE à bord de son Nieuport.
La une de couverture est l'oeuvre de Paul Dufresne -qui semble être également l'auteur d'affiches publicitaires-.La plupart des dessins comportent outre sa signature, la maxime "Bien hair le boche est le commencement de la sagesse" .Ces allégories saisissantes sont animées d'un souffle épique.Ici l'Entente écrase les Empires Centraux qui suffoquent avec le Temps sous leur étreinte irrésistible.
Grâce à l' Alliance Sacrée , les bandits sont châtiés et la Victoire est promise, le Coq gaulois triomphe de l' Aigle impérial.

Les Allemands sont perplexes devant la complexité des problémes qui leur sont posés.

 

 

Si le personnage principal de cette tragédie est le Kaiser, être pathétique et impuissant dont le bras est décidément trop court (allusion à l'infirmité congénitale du Kaiser) ...

... ses comparses sont également dans le plus grand désarroi, qu'il s'agisse de son dadais de Kronprinz ou de ses généraux. Même le Goliath Hindenburg ,l'Homme de fer,aux 100 000 clous, est à la merci du David poilu triomphant.

Personnage beaucoup plus rare dans l'iconographie de l'époque le Baron Zeppelin, le spécialiste de l'aérostation allemande, est lui aussi au désespoir . Ses dirigeables très dépendants des conditions climatiques et surtout utilisés pour des raids nocturnes sur la Belgique et l'Angleterre sont extrêmement vulnérables.

 

A partir du n°113 , la Une montre les portraits en couleurs de Maréchaux et de Généraux , comme Joffre et Nivelle . Le nombre de pages est réduit à 8. dont 4 seulement sont en couleurs mais le journal reste très attrayant.